<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218</id><updated>2011-11-22T12:29:46.223+01:00</updated><category term='Sociète'/><category term='Politique'/><category term='Société'/><category term='Sagesse'/><category term='Institutions'/><category term='Histoire'/><category term='Lobbying'/><category term='Europe'/><category term='Philosophie'/><category term='Pouvoir'/><title type='text'>Stéphane Desselas</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>25</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-1127274845545950670</id><published>2011-11-04T11:21:00.004+01:00</published><updated>2011-11-22T12:29:46.227+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Loi numéro 3 du pouvoir : dissimulez vos intentions</title><content type='html'>Nous continuons notre exploration des lois du pouvoir identifiés par Robert Greene dans son livre power.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, la loi est : « dissimulez vos intentions »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple historique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Greene cite, en exemple du respect de la loi, le cas d’Otto von Bismarck.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1850, Bismarck rêvait d’unifier l’Allemagne et il savait que cela passerait par un conflit avec l’Autriche. Le parlement était prêt à le suivre sur la voie de la guerre mais le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV, était hostile à ce conflit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bismarck fit alors un discours étonnant au parlement, au lieu de pousser à la guerre, il loua la paix : « Malheur à l’homme d’Etat, dit-il, qui fait la guerre sans une raison qui restera valable une fois la guerre finie ! ». Les députés restèrent perplexes devant ce volte-face déroutant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, le roi reconnaissant le fit ministre de la Prusse à 35 ans. Quelques années plus tard, il devait devenir chancelier et mener à bien l’unification de l’Allemagne et la guerre contre l’Autriche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’utilité de la dissimulation en politique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En politique, pour Robert Greene, les gens qui se lisent à livre ouvert ont peu de chance de conquérir le pouvoir. Robert Greene nous dit : « la franchise, en politique, est une lame émoussée qui fait saigner plus qu’elle coupe ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En étant trop prévisible ou familier, il est impossible de se faire respecter. C’est pourquoi, pour Robert Greene, l’art de la dissimulation est au cœur de la conquête du pouvoir. Il insiste en prônant aux politiques la fausse sincérité, en cultivant un air d’honnête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les écrans de fumées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Green invite les ambitieux à mettre en place des écrans de fumées pour cacher leur véritable but. Ainsi, de Sélassié en Ethiopie qui pour vaincre son adversaire le convie à un banquet pour faire sa louange et en profiter pour attaquer son camp par surprise au même moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui veut le pouvoir doit utiliser la faiblesse qui veut que l’on prenne les apparences pour la réalité. Certains ambitieux cacheront ainsi leurs volontés sous une apparence morne et anodine à l’image de la toison du mouton que le renard met sur son dos pour rentrer dans le poulailler sans attirer la méfiance des poules&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Greene conclue par cette devise latine « Mundus vult decipi, ergo decipiatur « (le monde veut être dupe, qu’il le soit !).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-1127274845545950670?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/1127274845545950670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2011/11/loi-numero-3-du-pouvoir-dissimulez-vos.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/1127274845545950670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/1127274845545950670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2011/11/loi-numero-3-du-pouvoir-dissimulez-vos.html' title='Loi numéro 3 du pouvoir : dissimulez vos intentions'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-7717595038979361354</id><published>2011-10-27T18:05:00.002+02:00</published><updated>2011-10-27T18:08:10.398+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Pourquoi l’Europe est-elle en crise permanente ?</title><content type='html'>A l’heure où les Chefs d’Etat et de gouvernements ont abouti à un règlement provisoire de la crise financière qui s’est abattue sur l’Europe, il est peut-être utile de retracer les racines qui font de l’Europe, un territoire en crise permanente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe des succès&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe a bénéficié d’un ensemble de chances incroyables qui ont fondé son ADN. La religion chrétienne devenue dominante sous Rome lui à offert la capacité de séparer le politique du théologique et avec plus de difficultés le scientifique, du religieux. Nul autre continent ou religion n’a offert un tel espace de liberté à l’individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Libéré du dogme, l’européen a pu mettre en son centre la connaissance, la discussion, l’apprentissage par l’erreur et fonder notre univers techno-scientifique. Les lumières ont apporté la liberté face au despotisme et ouvert la voie à un système totalement nouveau, la démocratie. La démocratie qui offre la seule forme de légitimité irréprochable comme nous le montre aujourd’hui la chute des dictatures fondées sur la violence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe des excès&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-il possible de dire qu’aujourd’hui le paradigme dominant a changé, ce qui expliquerait la crise européenne permanente depuis plus d’un siècle. J’ai pu dire par ailleurs que l’Europe avait été victime de son succès puisque son modèle tant politique, qu’économique se répand partout dans le monde. Ses créatures deviennent peu à peu ses nouveaux maîtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux options s’ouvrent pour demain : la mondialisation de type européenne s’étend partout et vient concurrencer le modèle original, victime du déclin de ses valeurs et de son nihilisme. Ou alors, les nouvelles cultures dominantes de demain, en particulier Chine et Inde, apportent une nouvelle synthèse entre le modèle européen techno-scientifique et leur culture millénaire (hindouisme, confucianisme, taoïsme, bouddhisme). Ce nouveau paradigme n’est pas encore sensible aujourd’hui mais il pourrait demain transformer notre façon de voir le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe rachetée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le modèle techno-scientifique européen touche à ses limites comme j’ai pu également le souligner par ailleurs. Il est totalement dépourvu de sens, n’est plus qu’une « volonté de la volonté » et ressemble à la souris qui court sur son échelle de peur de tomber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe ne peut plus compter sur ses seules forces pour se régénérer, son cycle s’achève et d’autres vont bientôt écrire l’histoire. L’Europe est-elle à vendre ? La question ne se pose pas encore en ses termes mais l’histoire avance et par l’une de ses ruses, elle pourrait encore nous surprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe peut se racheter si elle développe cette synthèse entre le monde techno-scientifique dans lequel nous baignons quotidiennement et un nouveau paradigme de type spirituel, un paradigme qui parle à l’être tant qu’être. En est-elle encore capable ? Tout se jouera demain sur cette capacité à retrouver ou redonner une direction et un sens au système devenu un peu fou du projet européen de libération de l’individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-7717595038979361354?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/7717595038979361354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2011/10/pourquoi-leurope-est-elle-en-crise.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/7717595038979361354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/7717595038979361354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2011/10/pourquoi-leurope-est-elle-en-crise.html' title='Pourquoi l’Europe est-elle en crise permanente ?'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-976386167916897230</id><published>2011-01-25T09:13:00.004+01:00</published><updated>2011-10-27T18:18:24.500+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><title type='text'>If</title><content type='html'>Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie&lt;br /&gt;Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,&lt;br /&gt;Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties&lt;br /&gt;Sans un geste et sans un soupir,&lt;br /&gt;Si tu peux être amant sans être fou d’amour ;&lt;br /&gt;Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre&lt;br /&gt;Et , te sentant haï, sans haïr à ton tour,&lt;br /&gt;Pourtant lutter et te défendre ;&lt;br /&gt;Si tu peux supporter d’entendre tes paroles&lt;br /&gt;Travesties par des gueux pour exciter des sots,&lt;br /&gt;Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,&lt;br /&gt;Sans mentir toi-même d’un mot ;&lt;br /&gt;Si tu peux rester digne en étant populaire,&lt;br /&gt;Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois&lt;br /&gt;Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,&lt;br /&gt;Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;&lt;br /&gt;Si tu sais méditer, observer et connaître,&lt;br /&gt;Sans jamais devenir sceptique ou destructeur&lt;br /&gt;Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître,&lt;br /&gt;Penser, sans n’être qu’un penseur ;&lt;br /&gt;Si tu peux être dur sans jamais être en rage,&lt;br /&gt;Si tu peux être brave et jamais imprudent,&lt;br /&gt;Si tu peux être bon, si tu sais être sage,&lt;br /&gt;Sans être moral ni pédant ;&lt;br /&gt;Si tu peux rencontrer triomphe après défaite&lt;br /&gt;Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,&lt;br /&gt;Si tu peux conserver ton courage et ta tête&lt;br /&gt;Quand tous les autres les perdront ;&lt;br /&gt;Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire&lt;br /&gt;Seront à tout jamais tes esclaves soumis&lt;br /&gt;Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,&lt;br /&gt;Tu seras un Homme, mon fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rudyard KIPLING&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-976386167916897230?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/976386167916897230/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2011/01/if.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/976386167916897230'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/976386167916897230'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2011/01/if.html' title='If'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-4761396322042916281</id><published>2011-01-24T18:28:00.001+01:00</published><updated>2011-01-24T18:30:26.331+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>La fin des dictatures ?</title><content type='html'>Ce qui se passe en Tunisie est édifiant. Le peuple a pris le pouvoir et un dictateur a du fuir son pays. Les Occidentaux ne savent pas s’ils doivent se réjouir de ce vent démocratique ou craindre le pire avec l’arrivée d’un régime islamiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une première question que l’on peut se poser est de savoir si la démocratie est soluble dans les pays arabes. En effet, un tel régime de droits et de primauté des individus n’a jamais vu le jour dans ces pays. La démocratie semble bien être un « produit » de l’Occident né de la séparation de Dieu et César, de l’humanisme et des lumières. L’Islam qui raisonne en termes de communautés qui priment sur l’individu, de primauté de la foi sur la science semble mal adapté à un tel régime. Les mouvements philosophiques musulmans des lumières n’ont jamais réussi à prendre une place majeure, ce qui a éteint les vrais progrès scientifiques du Moyen-âge arabe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que la donne a changé aujourd’hui ? Oui, et c’est dû en grande partie à l’occidentalisation de ces pays via la consommation de masse, les télévisions et bien sûr Internet. Les jeunesses de ces pays, majoritaires en nombre, ressemblent de plus en plus aux jeunes européens. Ils ont aussi soifs d’individualisme et de réussite personnelle et ils aspirent à vivre décemment dans une plus grande modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a donc un réel espoir que ces mouvements aboutissement à un mouvement de démocratisation semblable à celui connu par l’Amérique latine, puis l’Europe de l’Est. Ce serait la première fois qu’un tel mouvement se développe en dehors des franges nées de l’Occident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est donc nécessaire de ne pas faire preuve de frilosité et d’encourager ces mouvements partout dans le monde arable où ils prendront naissance. L’Histoire ne s’est pas arrêtée, elle est toujours en marche et nous ne devons pas rater ce mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si c’est un échec… C’est le risque de la non maturité de ces pays à la démocratie et le retour à la confiscation du pouvoir par un petit nombre de personnes, voir par un parti religieux. Nous pouvons espérer que le mouvement en marche est assez fort pour contrebalancer de tels risques de retour en arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’espoir semble se lever dans cet Orient que l’on disait immobile et rétif à nos grands concepts (démocratie, droits de l’homme…). C’est une grande chance de vivre un tel moment, soyons donc solidaire des peuples en marche vers leur liberté !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-4761396322042916281?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/4761396322042916281/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2011/01/la-fin-des-dictatures.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/4761396322042916281'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/4761396322042916281'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2011/01/la-fin-des-dictatures.html' title='La fin des dictatures ?'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-4070090587418346654</id><published>2011-01-13T18:44:00.003+01:00</published><updated>2011-01-13T18:47:08.717+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Europe'/><title type='text'>Liberté de la presse : enfin un peu de politique en Europe…</title><content type='html'>Qu’est ce qui distingue l’Europe d’autres régions du monde ? Très certainement un système de valeurs héritées de l’Antiquité grecque et romaine, du christianisme, de la renaissance et des lumières. Que sont ces valeurs ? Elles donnent principalement à l’individu des droits face aux collectivités et en particulier à l’Etat. L’individualisme est à la base du projet européen comme j’ai pu l’évoquer sur ce blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liberté de la presse est au cœur de ce système de valeurs en définissant les droits des individus à être informés le plus objectivement possible. Elle vise à défendre la presse face aux pressions tant politiques qu’économiques afin de remplir au mieux cette mission d’information objective. Cette liberté est récente, héritée des lumières et de l’Encyclopédie. Elle ne fut vraiment reconnue qu’à la fin du XIXème siècle et pas partout en Europe en particulier pas dans les Empires de l’Est de l’époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe manque de politique, c’est une banalité de le dire. Elle est très souvent limitée à la technique afin de se protéger. Le résultat est contraire puisque les citoyens européens se désintéressent d’elle. Qui comprend les enjeux et discussions de Bruxelles à part le petit Cercle des initiés…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question de la liberté de la presse offre une possibilité à l’Europe de démontrer sa capacité à défendre ses valeurs en son sein même. Il est réjouissant que la Commission n’hésite pas à se saisir du sujet face au pays de la Présidence du Conseil. Déjà dans l’affaire des Roms, la Commission avait montré sa capacité à réagir face à une possible atteinte aux droits de l’homme en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La défense des valeurs et des droits fondamentaux offre une occasion unique pour l’Europe de démontrer sa capacité à faire de la politique et à défendre les citoyens européens face aux atteintes à ces droits portés par leurs propres Etats. C’est une garantie nouvelle et fondamentale à côté des procédures juridiques de la Cour européenne des droits de l’homme. Il faut nous en réjouir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous verrons dans l’avenir comment l’Europe trouve sa place dans les grands débats qui agitent notre société où elle est encore trop souvent absente. Et qui sait, l’Europe retrouvera peut-être une fibre plus sociale répondant ainsi à la demande de nombreux citoyens face à la crise persistante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps d’offrir un peu de souffle à cette Europe qui nous a motivé à travailler pour elle sans répondre depuis quelque temps à nos attentes. L’espoir est a nouveau permis…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-4070090587418346654?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/4070090587418346654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2011/01/liberte-de-la-presse-enfin-un-peu-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/4070090587418346654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/4070090587418346654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2011/01/liberte-de-la-presse-enfin-un-peu-de.html' title='Liberté de la presse : enfin un peu de politique en Europe…'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-8508394600564993440</id><published>2010-07-08T16:35:00.002+02:00</published><updated>2011-01-13T18:52:10.629+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><title type='text'>Europe et démocratie : un désenchantement partagé</title><content type='html'>L’Europe et la démocratie souffrent des mêmes maux. A savoir qu’elles font parties du paysage mais sont victimes du même désenchantement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A force de vivre en paix, de jouir de droits importants, chacun fini par oublier le côté exceptionnel de cette situation dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est plus facile de critiquer le manque de souffle, d’idées nouvelles, d’alternatives flamboyantes de l’Europe et de la démocratie que de se mobiliser pour leur défense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le désenchantement démocratique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon analyse s’inspire des réflexions très profondes de Marcel Gauchet sur la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise de la démocratie et c’est vrai aussi pour l’Europe est la conséquence d’un oubli par l’individu du système qui lui procure les droits dont il jouit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’individu ne comprend pas pourquoi les institutions sont utiles et il les perçoit comme des freins à son plein épanouissement. Ces institutions sont tour à tour l’école, l’Etat ou la famille,… La légitimité de leur pouvoir de commandement est remise en cause, faute de fondement bien établi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l’explique Marcel Gauchet, dans les sociétés fondées sur la religion, c’est le lien entre l’autorité et le ou les Dieux qui vient légitimer de l’extérieur cette autorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie a rompu ce lien entre pouvoir et religion en donnant le pouvoir aux personnes élues par l’ensemble des citoyens. La légitimité des dirigeants se trouve donc à l’intérieur même du système.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le passage d’un système hétéronome à un système autonome. Ce passage a eu lieu en occident lorsque la séparation entre le divin et l’humain s’est établie solidement. Le Christianisme a permis cette séparation en distinguant l’ici-bas et l’au-delà. L’Eglise a souhaité régenté l’ici-bas mais les pouvoirs temporels ne l’ont pas laissé faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette séparation que l’on ne trouve pas dans de nombreuses civilisations anciennes ou modernes est une clé de compréhension de l’occident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce processus d’autonomie ne s’est pas limité à la religion mais s’est étendu à la notion de droits naturels des individus face à l’Etat que l’on retrouve dans les déclarations des droits de l’homme et du citoyen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’individualisme contemporain est donc le fruit d’un long processus historique inhérent à la civilisation occidentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui cet individualisme abouti à l’idée que chacun peut vivre et se développer sans le secours d’aucune institution, religion, Etat, famille… Il abouti au fameux désenchantement pour la démocratie et aussi pour l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où allons-nous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question est de savoir si un tel processus peut connaître une inflexion ou au contraire s’approfondir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque tout va bien, le processus d’autonomie se développe sans frein et l’individu se retire sur la sphère privée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En temps de crise comme aujourd’hui, le processus d’autonomie peut être freiné par la peur des individus face à l’avenir. Le paradoxe est que l’affaiblissement du processus d’autonomie ne se fera pas au profit de la démocratie ou de l’Europe mais au contraire de mouvements radicaux prônant un retour en arrière illusoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à l’individualisme que nous connaissons, les alternatives nées de la crise seront incompatibles avec la tradition des droits de l’homme remettant en cause nos principes d’égalité et de liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’obscurantisme, le racisme, les fanatismes ne demandent qu’à renaitre en profitant du malaise des personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passerions alors du désenchantement démocratique à une forme de ré-enchantement, certes porteur d’un nouveau sens, mais terriblement rétrograde par rapport aux valeurs portées par l'occident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons rester vigilant en n’oubliant pas que démocratie et Europe sont des créations humaines, donc fragiles et mortelles…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-8508394600564993440?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/8508394600564993440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/07/europe-et-democratie-un-desenchantement.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/8508394600564993440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/8508394600564993440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/07/europe-et-democratie-un-desenchantement.html' title='Europe et démocratie : un désenchantement partagé'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-9151582832953717977</id><published>2010-06-14T17:04:00.003+02:00</published><updated>2010-06-14T17:16:09.541+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><title type='text'>La crise, quelle crise ?</title><content type='html'>La crise économique et sociale que nous vivons aujourd’hui peut-elle demain se transformer en crise politique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En d’autres termes, est-ce que le consensus autour des valeurs de la démocratie peut-il voler en éclats ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plan européen, la crainte existe si l’on en croit un article du 14 juin d’EU observer que je cite en anglais : « &lt;em&gt;The chief of Europe's trade union chiefs, John Monks, has warned that the austerity packages being imposed across the bloc will send the continent "back to the 1930s." He reported that European Commission President Jose Manuel Barroso also fears member states will turn their back on democracy - but for the opposite reason.” &lt;/em&gt;&lt;a href="http://euobserver.com/9/30271/?rk=1"&gt;http://euobserver.com/9/30271/?rk=1&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons un peu de recul sur cette crise et ses menaces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Occident, victime de son succès&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un point de vue philosophique, la crise qui secoue l’Europe et plus généralement l’occident est ancienne. Elle a été diagnostiquée par des philosophes comme Nietzche ou Heidegger en leur temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi s’agit-il ? Tout simplement de l’aboutissement d’un processus engagé au XVIIéme siècle et visant à faire de l’homme européen le maître de la nature par le moyen des sciences et des techniques. Descartes a posé les fondements de cet esprit libéré de la tradition, Kant plus tard a fondé la raison sans le recours à Dieu et Galilée et Newton ont développé le savoir scientifique à des niveaux jamais atteints auparavant. L’Europe a alors littéralement décollé par rapport aux autres continents qu’elle a fini par dominer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Heidegger, en mettant l’accent sur la science et la technique, sur le mode « faire », l’Europe a oublié l’Etre au risque de plonger dans le nihilisme. Cet "oubli de l’Etre" a commencé avec la métaphysique, les fameux arrières mondes de la caverne de Platon ou l’au-delà promis par la religion chrétienne. Cette forme de métaphysique s’est poursuivie avec le rêve communisme d’une société sans classe et sans domination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, c’est l’époque de « l’oubli de l’oubli de l'Etre», c'est-à-dire que la question de l’Etre n’est même plus posée ; il faut seulement que le système technico-scientifique fonctionne sans trop de ratés ; la question des fins est absente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit d’un système basé sur la seule « volonté de la volonté », la production répond à la production, la richesse à la richesse. Nul progrès n’est visé, ni bonheur de l’humanité au sens des lumières, ni cité idéale au sens chrétien ou communiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour continuer de fonctionner, ce « procès sans sujet » doit s’étendre indéfiniment, produire toujours plus et moins cher, innover en permanence, normaliser, standardiser et conquérir de nouveaux marchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’eldorado de ce mouvement n’est plus en Occident mais dans les nouveaux territoires à conquérir Inde, Chine ou Brésil. Le paradoxe du succès de l’Occident est sa conquête progressive de civilisations qui maintenaient une présence à l’Etre via le bouddhisme ou l’hindouisme. L’Occident importe son oubli de l’Etre dans le monde entier et plonge ainsi dans un double nihilisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier nihilisme, déjà vu, c’est l’absence de sens de la production technique. Au final, « tout se vaut et rien ne vaut ». La crise financière dans sa grande absurdité profonde, dans l’aveuglement de ses acteurs est le symptôme parfait de ce nihilisme. La crise budgétaire qui suit semble fondée sur la même logique mortifère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième nihilisme, c’est justement ce mouvement vers de nouveaux territoires au risque d’obérer son propre développement jusqu’au jour où les nouvelles puissances produiront et consommeront seules. En s’étendant à l’infini, l’Occident aurait signé sa propre fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie est-elle soluble dans le nihilisme ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, est-ce que la crise économique peut déboucher sur une crise politique ? L’avenir nous dira si le nihilisme ne débouche pas sur un nouveau discours de la radicalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, si le système économique ne répond plus aux attentes du citoyen-consommateur, si la consolation matérielle se raréfie; alors l’absence de sens ou nihilisme peut faire des ravages. Ravages qui peuvent laisser la place à un discours radical d’un nouveau type métaphysique, ouvrant des perspectives, un nouveau sens, de nouveau arrières-mondes et cités idéales, empli d’espoir, de bruit, de fureur et de haine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est alors possible, à nouveau possible…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-9151582832953717977?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/9151582832953717977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/06/la-crise-quelle-crise.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/9151582832953717977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/9151582832953717977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/06/la-crise-quelle-crise.html' title='La crise, quelle crise ?'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-3697609431214914890</id><published>2010-05-06T15:46:00.004+02:00</published><updated>2010-06-09T10:46:56.866+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Les larmes d’Athéna</title><content type='html'>Nous vivons des temps nouveaux qui nous rappellent des temps anciens. Un pays, berceau de notre civilisation, la Grèce, se retrouve dans une situation terrible : pour payer sa dette, elle doit faire appel à l’aide européenne et internationale et en contrepartie doit faire d’importants sacrifices qui touchent directement le peuple grec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles seront les conséquences de cette austérité sur la stabilité du pays, nul ne le sait. Nous voilà revenu dans des ères de grande turbulence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un enchainement historique connu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation actuelle inédite en Europe nous rappelle la fragilité de nos systèmes politiques et économiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le paradoxe de l’époque post 1989 que d’avoir cru que la fin du communisme allait offrir une ère de paix et de prospérité sans limite. Mon impression est que la défaite du communisme a libéré les freins d’une vision purement économique du monde. Inutile de ménager l’autre camp puisque ce dernier venait d’avouer sa défaite. Toute vision du monde souhaitant la mise en place de régulations, d’interventions étatiques, de contrôles était condamnée par avance en particulier au plan européen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce basculement complet et sans frein symbolisé par les excès de la sphère financière était porteur de lourds risques. Mais, les cassandres de l’époque étaient très vite marginalisées voir ringardisées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise brutale du secteur financier en 2008, puis des entreprises et enfin maintenant des Etats est venue soldée avec dureté les comptes de cette époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pourrions avoir l’impression d’être revenu aux années 30 du siècle précédent où de nombreux nuages s’amoncelaient sur le ciel européen : crise de 1929, crise financière de l’Allemagne, troubles sociaux et enfin guerre mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne sommes bien entendus par entrer dans un tel cycle funeste, en tout cas pas encore…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-il encore temps de faire marche arrière et de revenir à un espace plus régulé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre paradoxe de notre époque est que de très nombreux experts ou politiques sont conscients des risques de l’enchainement en cours mais que la réponse semble problématique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs raisons expliquent ce paradoxe : tout d’abord, il n’y a pas d’idéologie alternative à celle des marchés financiers basée sur la dérégulation. Toute tentative de régulation est perçue comme un retour aux errements passés du communisme ou sinon du dirigisme. Aucune idée n’arrive à fonder ce besoin de remettre de l’ordre dans la machine infernale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, l’espace de régulation à trouver est hors de portée des instances actuelles : que ce soit les Etats mais aussi les Unions d’Etats comme l’Union européenne. Cette dernière peine à s’entendre en son sein et ne peut imposer ses vues hors de son champ d’actions. Il n’existe pas encore d’instance de régulation mondiale de nature à contrer les forces globales en marche. Il restera toujours un Etat off shore pour accueillir quelques PC et traders en mal de faire sauter le casino…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, face à une crise d’une telle envergure, aucun leader charismatique n’est apparu pour changer la paradigme dominant et entrainer tous les autres à sa suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces trois facteurs : nouvelle idéologie, instance globale et leader charismatique peuvent évoluer dans le temps face à une crise qui mettrait en danger l’équilibre démocratique de nos pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moins que l’un ou l’autre Etat du monde ne vienne ramasser la mise d’un coup, laissant exsangue l’Occident. Après tout, le cycle historique de domination de l’Occident touche peut-être à sa fin et cette nouvelle crise globale serait les prémisses de son déclassement mondial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, sur l’acropole, les larmes coulent sur les joues d’Athéna….&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-3697609431214914890?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/3697609431214914890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/05/les-larmes-dathena.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/3697609431214914890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/3697609431214914890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/05/les-larmes-dathena.html' title='Les larmes d’Athéna'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-3590803543966686790</id><published>2010-04-05T12:05:00.002+02:00</published><updated>2010-04-05T12:12:59.595+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><title type='text'>Le réel et son double</title><content type='html'>J’emprunte à Clément Rosset le titre et l’esprit de mon texte. Le réel est ce qui est là simplement, ni bon, ni mauvais, ni porteur de sens. Nous avons beaucoup de mal à vivre le réel et c’est pourquoi nous passons notre temps à imaginer un double à ce réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le double dans la pensée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’esprit humain est ainsi fait, qu’il passe son temps à analyser, comparer, évaluer, juger, critiquer… Il suffit de fermer les yeux un instant et de laisser son esprit vagabonder pour constater souvent avec surprise ce phénomène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous est quasi impossible de limiter notre activité psychique à une perception directe du réel sans y apporter un double. Prenons un exemple, je marche dans la rue et j’aperçois un ami de l’autre côté du trottoir. Je le salue de la main mais il passe son chemin sans me voir. Le réel est « mon ami a passé son chemin ». Mais, pour mon esprit, cela ne suffit pas et il va donc créer un double du réel : « il me snobe », « il est distrait », « qu’est-ce que je lui ai fait ? »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passons notre temps à créer un double du réel. A la fois du réel en dehors de nous comme dans l’exemple de l’ami dans la rue, mais aussi du réel en nous. Ainsi, si sans raisons, je ressens de la tension dans les jambes, une boule à l’estomac, de la fébrilité ; mon esprit va commencer à s’inquiéter : « je suis anxieux mais pourquoi ? », « je risque de perdre mes moyens à cette conférence », « je suis vraiment nul de me sentir comme cela… ». Or, le réel, ce sont des sensations physiques désagréables, point final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si cette capacité de doubler le réel était à la base de notre souffrance psychique ? De plus en plus de psychologues partagent cette idée et fondent leur thérapie sur l’acceptation du réel tel qu’il est et non pas tel que notre esprit nous dit qu’il est. Cela fait une grande différence et permet de mieux ressentir ses sensations corporelles et ses émotions sans leur ajouter un double et sans essayer de les contrôler ou de les faire cesser. Pour ceux que cela intéresse, il s’agit de la thérapie ACT (« acceptation and commitment therapy », voir par exemple l’ouvrage de Russ Harris, le piège du bonheur).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le double dans le langage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Essayons maintenant d’élargir cette tendance de l’esprit à créer un double du réel à d’autres domaines que celui de notre vie intérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette tendance nous la trouvons dans de très nombreuses œuvres de l’esprit humain basées sur le langage comme par exemple la philosophie. J’apprécie les œuvres des philosophes mais à y regarder de prés, un très grand nombre de ces œuvres visent à créer des modèles ou des mondes pour rendre le réel intelligible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour certains, la vérité est à trouver dans un monde des idées extérieur à notre monde sensible (cf le mythe de la caverne de Platon); pour d’autres, c’est la raison qui même le monde et il suffit d’en démontrer les ruses pour comprendre l’Histoire (Hegel, Marx…). Beaucoup de philosophes nous éloignent du réel à force de vouloir lui donner un sens dont il est complètement dépourvu. Comme le dit Clément Rosset, « le réel est idiot ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons suivre cette tendance à doubler le réel dans de très nombreuses autres activités humaines : la religion bien sûr peuplée d’arrières mondes mais aussi la politique qui vise à donner un sens, une direction à notre société, sans bien sûr jamais y arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que l’homme a en grande partie besoin de ces activités, faute de pouvoir regarder le réel tel qu’il est, son absence de sens, parfois son côté tragique et dans tous les cas la finitude de notre existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le doublement du réel a un rôle consolateur mais nous avons aussi la capacité comme pour notre monde intérieur, à l’accepter tel qu’il est et non pas tel que nos rêves nous le laissent espérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Espérer moins, vivre plus…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-3590803543966686790?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/3590803543966686790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/04/le-reel-et-son-double.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/3590803543966686790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/3590803543966686790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/04/le-reel-et-son-double.html' title='Le réel et son double'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-5059709109180054448</id><published>2010-03-24T12:24:00.002+01:00</published><updated>2010-03-24T12:27:47.197+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sagesse'/><title type='text'>Il n’y a pas d’ailleurs</title><content type='html'>Curieuse époque que celle où nous vivons, les fameux temps hypermodernes (voir mon texte sous : &lt;a href="http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/03/les-trois-ages-de-lindividualisme_07.html"&gt;http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/03/les-trois-ages-de-lindividualisme_07.html&lt;/a&gt; ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette époque nous offre à la fois la possibilité pour la première fois dans l’histoire de développer radicalement notre individualité tout en ne masquant pas la nudité de notre être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme nu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme hypermoderne est nu. Autrefois, l’homme portait de nombreux habits, l’habit religieux, l’habit politique, l’habit familial… Le monde avait beaucoup de sens façonné par les engagements dans ces domaines multiples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’habit religieux offre certainement le plus grand réconfort : il y a un sens à être bon puisque les méchants seront jugés à la fin. Il y a un ailleurs à notre monde, un au-delà prometteur après la mort. Les règles morales façonnées par les Eglises encadrent et sont fondées sur un absolu. Je me comporte bien par crainte du jugement dernier mais mon voisin également, ce qui légitime mon comportement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’habit politique offre une version sécularisée de l’espoir en un monde meilleur. Il donne du sens par la lutte pour l’avènement de ce monde meilleur. Le combat est sans fin mais l’énergie n’est pas dépensée en vain car la société rêvée semble à portée de main, de révolution… Les idéaux façonnent un comportement fait de beaucoup de dévouement, voir d’esprit de sacrifice partagé avec les camarades de lutte. L’ailleurs de la société sans inégalités, de l’homme libre guide chaque pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, il n’y a pas d’ailleurs. L’homme a cessé de croire. Il ne croie plus à l’au-delà de la mort, il ne se bat plus pour la société idéale. L’homme hypermoderne évite de contempler ce vide qui l’entoure et qui peut l’aspirer à tout moment vers le néant. Il est banal de constater le poids du divertissement à notre époque, temps passé devant la télévision, l’ordinateur, la console de jeu ou à écouter en quasi-permanence de la musique comme pour meubler son esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, si la solution, c’était de s’arrêter. Dans le silence, de se recueillir, non pour trouver une hypothétique âme mais pour simplement se découvrir comme humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le silence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a pas d’ailleurs mais il y a moi. Tel pourrait être le slogan hypermoderne. Au-delà du projet narcissique, n’est-ce pas une formidable opportunité de se découvrir ? Fermons la télévision, débranchons notre i-pod, coupons Internet et voyons ce qui se passe. Probablement, au début, un profond malaise. Notre esprit, comme effrayé, nous sollicitera de toute part de reprendre nos activités. Ayons la force et le courage de lui résister car nous ne sommes pas nos pensés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Asseyons-nous dans le silence et écoutons notre corps, nos émotions, le vent fou de nos pensées. Quelques minutes passeront et puis une pensée plus forte nous enjoindra de nous activer, de nous occuper, de quitter ce silence oppressant. L’instant sera passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A force de silence, nous découvrirons que vide ne veut pas dire néant, que silence ne rime pas avec mort. L’homme hypermoderne peut pour la première fois explorer ce monde intérieur sans être accaparé par les illusions d’hier. C’est sans doute le grand défi de notre époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne route…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-5059709109180054448?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/5059709109180054448/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/03/il-ny-pas-dailleurs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/5059709109180054448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/5059709109180054448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/03/il-ny-pas-dailleurs.html' title='Il n’y a pas d’ailleurs'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-2956593269860544450</id><published>2010-03-07T11:32:00.003+01:00</published><updated>2010-03-07T11:44:38.913+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sociète'/><title type='text'>Les trois âges de l’individualisme (troisième partie)</title><content type='html'>L’âge hypermoderne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Difficile de penser qu'aujourd’hui nous vivons encore dans l'âge postmoderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes entrés dans le nouvel âge hypermoderne dans les années 1980/1990. La lecture des ouvrages de Gilles Lipovetsky nous aident à comprendre cette époque où nous vivons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre âge ne se caractérise pas par un retour au temps pré-moderne, comme pourrait le laisser croire un discours nostalgique fondé sur une vie communautaire en symbiose avec la nature. Ni d’ailleurs, ne se caractérise par un retour aux temps modernes avec de fortes institutions reconstituées : Ecole, famille, morale, discipline, autorité…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet âge se caractérise par une radicalisation des idéaux modernes et postmodernes offerte par le progrès des sciences et des techniques en particulier de communication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’hédonisme post-moderne est maintenant sans limite, c’est le temps de l’hyperconsommation. Ce n’est pas le seul confort matériel qui est visé (tout le monde est largement équipé) mais le confort physique, mental, en un mot le bien être (santé, détente, voyages,…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que l’hédonisme post-moderne était vécu sur le mode plaisir, libération, celui hypermoderne est caractérisé par une très forte anxiété. Peur de grossir, d’avoir un cancer, de vieillir, d’être exclu de la société de l’abondance…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’individu hypermoderne ne craint pas le contrôle; il est en demande : plus de sécurité (de caméras), de prévention, de filets de sécurité sociaux, de protections en tout genre… Face à ses peurs, à son anxiété, il veut être pris en charge, rassuré, assisté mais sans pour autant que l'on porte atteinte à son autonomie, son indépendance, sa liberté. Aucun malheur, catastrophe, accident, risque n’est tolérable dans l’âge hypermoderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sensibilité de l’individu au malheur est exacerbée par l’accès immédiat et direct à l’information partout dans le monde. Une information brute, sans analyse, ni repères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’individu hypermoderne est à la fois un individu comblé malgré les crises et les exclusions mais aussi un individu inquiet, sans repères, à la recherche d’un hypothétique bonheur que la société et les medias lui promettent. L’excellence est la norme. Etre en forme, heureux, jeune et en bonne santé est le standard et tout écart est vécu sur un mode négatif, de victimisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le politique, discrédité dans la phase postmoderne, est devenu le réceptacle de cette demande de protection, de prise en charge contre le chômage, la maladie, l’insécurité, la détérioration de l’environnement… Le politique est sommé d’apporter des solutions qu’il ne possède pas et ne peut que mimer la compétence en usant au mieux des nouvelles techniques de communication. Les politiques font leur la fameuse phrase de Cocteau « &lt;em&gt;ces mystères nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs &lt;/em&gt;» (les mariés de la tour Eiffel).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté, la science ou plutôt les technosciences ouvrent des possibilités abyssales qui si elles ne sont pas limitées par un autre ordre pourraient à terme modifier la nature humaine elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la globalisation vient réaliser le rêve des modernes, celui d’un espace unifié, sans entraves, en paix où certains ont vu la fin de l’histoire. D’autres voient dans la globalisation le règne de la marchandise, de l’uniformité, de la délocalisation, de la finance et ils constatent le maintien des guerres, du terrorisme et de la pauvreté partout dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernent mondial se met lentement en place mais pour certains ce n’est que l’ordre des puissants. Etats, Europe, monde se fondent dans cette logique globale et les cartes du pouvoir mondial se redistribuent à une vitesse inconnue auparavant (déclin pour certains, essor pour d’autres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question de la finalité des temps hypermodernes est problématique contrairement aux époques modernes et postmodernes. L’humanisation de l’homme apparaît comme un objectif dépassé, voir ringard à l’heure du divertissement permanent. Par ailleurs, la logique d’épanouissement semble avoir atteint son terme et n’a pas abouti au bonheur tant espéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La finalité de l'âge hypermoderne est la « volonté de la volonté », c'est-à-dire qu’il n'a pas d’autre finalité que son propre développement. Il ne s’agit pas d’élever l’homme ou de libérer ses désirs mais de perpétuer le développement du système. Système d’ailleurs qui fonctionne de lui-même, sans maîtres, ni esclaves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun est alors à la fois le maître et l’esclave du système, procès sans sujet. C’est sans doute le facteur le plus angoissant pour l’individu de cet âge hypermoderne. L’individu se vit alors comme un hamster faisant tourner sans relâche sa petite roue. Il sait qu’il tombera s’il s'arrête de courir. Nul ne peut arrêter ou changer le système.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’âge hypermoderne est celui qui offre le plus de possibilités à l’individu en termes de connaissance de soi, d’accès au savoir, de bien-être physique et aussi mental. Face à ces possibilités sans fin, l’individu hésite entre plonger dans ce bain bouillonnant ou se figer envahi alors par la peur terrible du vide.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-2956593269860544450?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/2956593269860544450/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/03/les-trois-ages-de-lindividualisme_07.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/2956593269860544450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/2956593269860544450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/03/les-trois-ages-de-lindividualisme_07.html' title='Les trois âges de l’individualisme (troisième partie)'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-5562422960370423884</id><published>2010-03-06T11:24:00.002+01:00</published><updated>2010-03-06T11:29:19.885+01:00</updated><title type='text'>Les trois âges de l’individualisme (deuxième partie)</title><content type='html'>L’âge postmoderne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet âge qui débute à la fin du XIXéme siècle et surtout au XXéme siècle vient briser le bel édifice moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalité vient en effet contredire les idéaux modernes : la science au service du carnage, les guerres mondiales, la raison folle avec le nazisme et le communisme, l’absence d’égalité sociale réelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les philosophes du soupçon (Nietzche, Marx et Freud) fondent le rejet des idéaux modernes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont relayés au milieu du XXème siècle par de puissants déconstructeurs de la pensée moderne : Foucault, Bourdieu, Derrida, Deleuze, Althusser…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La notion de contrôle est au centre de leur pensée. La pensée libérale n’a pas libéré l’individu, elle n’a fait que créer l’illusion de cette libération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contrôle est partout présent, bien que souvent masqué, à l’Ecole, à l’usine, au sein de la famille, du couple,… Les micro-pouvoirs abondent qui viennent entraver la liberté de l’individu (des parents sur les enfants, de l’homme sur la femme, de l’instituteur sur l’élève, du patron sur l’ouvrier…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement postmoderne va être vécu comme une volonté  de mettre à bas ces contrôles et de permettre ainsi une réelle libération de l’individu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maître mot est l’épanouissement : laissons l’élève trouver sa voie, l’enfant, se développer seul, la femme ne plus dépendre de son mari, mettons en place la démocratie dans l’entreprise…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mai 68 est sans doute un moment clé de la libération postmoderne : libération sexuelle, anti-mandarins, de libre expression totale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vielles idoles de l’âge moderne sont abattues : la raison laisse sa place à la folie créatrice, la science tombe de son piédestal, l’Etat est le symbole du contrôle et de l’oppression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plan économique, la logique hédoniste s’accorde parfaitement avec l’entrée de l’individu dans l’âge de l’abondance offert par la société de consommation. Les désirs d’avoir sont satisfaits par la croissance et la richesse de la société. La classe moyenne adhère pleinement à cet élan hédoniste en quittant le carcan ancien de la morale bourgeoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la question de la finalité du monde postmoderne est aussi assez claire : viser le maximum d’épanouissement de l’homme, la réalisation de ses désirs et une jouissance maximale sans entraves.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-5562422960370423884?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/5562422960370423884/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/03/les-trois-ages-de-lindividualisme_06.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/5562422960370423884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/5562422960370423884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/03/les-trois-ages-de-lindividualisme_06.html' title='Les trois âges de l’individualisme (deuxième partie)'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-7332273808963186845</id><published>2010-03-05T12:13:00.002+01:00</published><updated>2010-03-05T18:52:36.520+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Société'/><title type='text'>Les trois âges de l’individualisme (première partie)</title><content type='html'>L’individualisme est le marqueur de notre société. Soit qu’on le critique au nom de la nostalgie communautaire, soit qu’on l’encense comme synonyme de liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est utile de se rappeler que nous vivons dans le troisième âge de l’individualisme dont les spécificités nous aident à mieux comprendre notre société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passons en revue ces trois âges de l’individualisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’âge moderne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier âge de l’individualisme que l’on peut situer au XVIIéme/XVIIIéme siècle en Europe est un âge de profonde libération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette époque qui met sa foi dans la science, dans la raison et le progrès humain offre à l’individu la capacité de s’extraire des liens anciens qui l’emprisonnaient : la religion, la communauté villageoise, les liens féodaux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un mouvement puissant dont les deux piliers sont la liberté, liberté de conscience, politique, économique et l’égalité en droit de tous les hommes quelque soit leur race, religion, genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plan politique, c’est un mouvement puissamment révolutionnaire qui remet en cause la soumission au roi, au prêtre et à toute autorité qui ne tient pas sa légitimité de la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La science est vue comme libératrice et le progrès sur la nature comme une promesse de bonheur pour le genre humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plan économique, le libéralisme vient réduire les entraves au commerce, les lois inutiles et en abolissant les corporations permet à chaque individu de vendre son travail où il le souhaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au XIXéme siècle, le socialisme vient parachever ce mouvement de l’égalité formelle du libéralisme en militant pour l’égalité réelle des individus (solidarité, protection sociale, législations sociales, syndicats…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Etat est perçu comme le garant de cette libération de l’individu par la lutte contre les corporations, communautés, religions et par sa promotion des sciences et du progrès économique et social (les deux allants de pair).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plan international, les philosophes rêvent de paix universelle lorsque les Etats seront eux-mêmes dominés par la raison mettant fin aux guerres et permettant l’avènement d’un gouvernement mondial, signe de la fin de l’histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin la question de la finalité du monde moderne est assez claire : élever l’homme pour le rendre toujours plus humain grâce au pouvoir de sa raison et des lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-7332273808963186845?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/7332273808963186845/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/03/les-trois-ages-de-lindividualisme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/7332273808963186845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/7332273808963186845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/03/les-trois-ages-de-lindividualisme.html' title='Les trois âges de l’individualisme (première partie)'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-7338124199008177268</id><published>2010-03-03T17:37:00.000+01:00</published><updated>2010-03-03T17:39:39.767+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Loi numéro 2 du pouvoir : ne vous fiez pas à vos amis, utilisez vos ennemis</title><content type='html'>Nous continuons notre exploration des lois du pouvoir identifiées par Robert Greene dans son livre "power".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, la loi est : « ne vous fiez pas à vos amis, utilisez vos ennemis »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple historique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Greene cite, en exemple d’une violation de la loi, le cas de l’empereur byzantin Michel III.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la recherche d’une personne loyale pour l’aider à gouverner, il préféra choisir son palefrenier, devenu son ami, Basile au lieu de son oncle expérimenté Bardas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fort du soutien de l’empereur, Basile fit assassiner Bardas et il prit ainsi la tête de l’armée. Basile devint aussi très riche grâce aux dons de Michel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Michel se rendit compte qu’il avait trop gâté son ami, il était trop tard. Basile assassina Michel et devint empereur sous le nom de Basile 1er.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les leçons à tirer : se méfier de ses amis en politique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les maîtres du pouvoir peuvent souhaiter s’entourer de leurs amis au lieu d’étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Engager des amis est cependant une façon de limiter son pouvoir et de faire face très vite à l’ingratitude, voir à la rancœur. Le pouvoir recherche plus le talent et la compétence que l’amitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pouvoir met par définition de la distance entre les hommes et cela est compliqué si les proches sont des amis. Il est difficile de se méfier de ses amis au risque de tomber dans leurs pièges. L’ami le plus fidèle peut devenir en politique un ennemi mortel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Greene conseille aux hommes de pouvoir de s’entourer d’une partie de leurs anciens ennemis qui seront ainsi souvent leurs plus fidèles soutiens. Au lieu de se venger d’un ennemi, une mansuétude vous permettra d’en faire un allié important.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’utilité des ennemis en politique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Greene va plus loin en indiquant qu’il est parfois plus utile en politique d’avoir des ennemis que des amis. En effet, les ennemis maintiennent l’esprit vigilant, ils permettent de coaliser les forces, de créer un antagonisme bien/mal et de bâtir sa réputation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Greene cite Mao qui, a défaut d’ennemis proclamés, n’hésitait pas à faire d’un ami un ennemi pour mieux le combattre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La limite de la loi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les basses œuvres, Robert Greene conseille d’avoir quelques bons amis qui seront trop heureux de s’en occuper. Dans d’autres cas, l’ami peut  aussi devenir le bouc émissaire désigné afin d’assumer la responsabilité d’une faute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des exemples à méditer et si faciles à transposer dans la politique de nos jours…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-7338124199008177268?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/7338124199008177268/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/03/loi-numero-2-du-pouvoir-ne-vous-fiez.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/7338124199008177268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/7338124199008177268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/03/loi-numero-2-du-pouvoir-ne-vous-fiez.html' title='Loi numéro 2 du pouvoir : ne vous fiez pas à vos amis, utilisez vos ennemis'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-8576024176347377253</id><published>2010-02-24T16:14:00.003+01:00</published><updated>2010-03-01T11:13:37.852+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><title type='text'>La politique est-elle morale ? De la distinction des ordres (deuxième partie)</title><content type='html'>Deuxième et troisième ordre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ordre suivant est l’ordre de la morale qui vient limiter l’ordre législatif en particulier. La loi n’interdit pas le mensonge, ni n’oblige à être compatissant avec autrui, cela relève de la sphère morale de chacun… Mais, cette même morale permet de s’opposer à une loi raciste même votée démocratiquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ordre de la morale ne peut par contre forcer les hommes politiques à dire la vérité. Elle ne peut remettre en cause le fonctionnement interne de la sphère politique qui comme j’ai pu le décrire par ailleurs est basée sur les rapports de force et non sur les valeurs ou la vérité (voir mon article sur les fondements de l’action politique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier ordre est celui de l’ordre éthique ou de l’amour. Il ne suffit pas d’être moral, il faut aussi aimer. L’amour n’a pas besoin de limite…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment vivre les différents ordres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons être à la fois entrepreneur ou médecin, homme politique, père de famille et amant. Comment concilier tous les ordres en une seule personne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;André Comte Sponville nous dit qu’il est possible à titre personnel de suivre une hiérarchie ascendante des ordres : de l’économie à la politique, de la politique à la morale, de la morale à l’amour. Il est possible d’être un patron moral, un homme politique qui dit la vérité, un mari fidèle et amoureux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, principe de relativité, cela relève de chacun et la loi ne peut forcer un patron à être moral, ni la morale, un mari à aimer sa femme ou à un homme politique à toujours dire la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous retrouvons ici l’idée d'un humanisme comme pratique et non comme théorie afin de nous rendre plus humain, de nous élever au moins de temps en temps et de connaître des petits moments de légèreté, voir de grâce…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-8576024176347377253?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/8576024176347377253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/la-politique-est-elle-morale-de-la_24.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/8576024176347377253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/8576024176347377253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/la-politique-est-elle-morale-de-la_24.html' title='La politique est-elle morale ? De la distinction des ordres (deuxième partie)'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-7749625531117202499</id><published>2010-02-23T17:02:00.002+01:00</published><updated>2010-02-23T17:10:59.399+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Philosophie'/><title type='text'>La politique est-elle morale ? De la distinction des ordres (première partie)</title><content type='html'>Je me souviens d’un article du Monde en 2004 sur l’Europe sociale où Michel Rocard et Pierre Larrouturou avait fait les propositions suivantes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous proposons cinq objectifs, et donc cinq critères pour l'Europe sociale :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- un emploi pour tous : un taux de chômage inférieur à 5 % ;&lt;br /&gt;- une société solidaire : un taux de pauvreté inférieur à 5 % ;&lt;br /&gt;- un toit pour chacun : un taux de mal-logés inférieur à 3 % ;&lt;br /&gt;- l'égalité des chances : un taux d'illettrisme à l'âge de 10 ans inférieur à 3 % ;&lt;br /&gt;- une réelle solidarité avec le Sud : une aide publique au développement supérieure à 1 % du PIB. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi n’y sommes-nous pas arrivés en 2010 alors qu’aucun homme politique ne pourrait renier de tels objectifs ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que cette proposition a échoué car elle faisait en particulier une confusion des ordres en voulant appliquer à l’ordre économique, la logique de l’ordre politique ou moral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais reprendre cette notion des ordres avec l’aide d’André Comte-Sponville dans son livre le capitalisme est-il-moral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ordres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;André Comte-Sponville distingue quatre ordres selon une logique ascendante en termes de valeurs et descendante en termes de déterminisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier et deuxième ordre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier ordre est l’ordre techno-scientifique, c’est le monde de la science, de la technique, des entreprises et du marché.  Il se structure par la distinction du possible et de l’impossible, du scientifiquement démontré et du scientifiquement erroné. Cet ordre n’a pas de limites propres. Laissé à elle-même, la science peut tout développer (clonage humain, artefacts…) et le profit tout justifier (travail des enfants, voir esclavage, non assistance aux pauvres, aux malades, aux inactifs…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet ordre va être limité et non pas annulé dans sa logique propre par l’ordre juridico-politique. Il n’appartient pas à la politique de dire ce qui est vrai (en particulier en histoire ou en médecine), ni comment l’économie doit fonctionner en totalité (fixer les salaires pour tous, les normes de profit et le prix des biens…). Ce serait de l’angélisme et cela ne fonctionnerait pas comme l’a montré récemment l’encadrement des bonus des traders. Il ne suffit que la loi dise « le chômage est illégal » pour que tout le monde trouve un travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, cet ordre peut limiter et encadrer l’ordre techno-scientifique en indiquant ce qui est légal et illégal en termes de recherche scientifique (exemple du clonage humain) ou en encadrant le marché (temps de travail, solidarité entre les citoyens, salaire minimum pour les bas salaires…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre bon exemple est le domaine de l’environnement, il est important de déterminer ce que peut et ne peut pas faire l’ordre politique face à l’ordre technique. Il peut fixer des normes de pollution par exemple ou limiter les émissions de CO2 des entreprises afin de mettre un frein au développement naturel de l’industrie face au péril climatique. Il ne peut par contre interdire une activité économique/industrielle ou la faire disparaître en multipliant les normes contraignantes. D’ailleurs, le marché se venge alors par la délocalisation, trouvant ainsi un moyen de contourner la règle. Dans ce domaine précis, le curseur est donc très délicat et le risque d’un nouvel angélisme toujours très présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, le risque de barbarie existe aussi qui soumet un ordre supérieur à un ordre inférieur. C’est par exemple soumettre la politique aux seuls experts ou aux scientifiques, laisser le marché occuper tout l’espace politique sans limites (temps de travail, droit sociaux, protection sociale, solidarités, éducation, biens hors marché…).  Le politique a cependant besoin d’expertise et c’est en quoi le lobbying est légitime, du moment qu'il ne se substitue pas au politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-7749625531117202499?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/7749625531117202499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/la-politique-est-elle-morale-de-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/7749625531117202499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/7749625531117202499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/la-politique-est-elle-morale-de-la.html' title='La politique est-elle morale ? De la distinction des ordres (première partie)'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-7357103514772704790</id><published>2010-02-19T19:45:00.004+01:00</published><updated>2010-02-19T19:58:33.971+01:00</updated><title type='text'>Antihumanisme théorique, humanisme pratique</title><content type='html'>L’humanisme semble être devenu aujourd’hui la valeur carrefour partagée par chacun au plan politique et individuel. Se dire antihumaniste sonne comme un affront fait à l’homme, relent des totalitarismes anciens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que les choses sont si simples, voyons de plus prés… Mes propos seront guidés par la lecture des ouvrages d’André Comte-Sponville et de Luc Ferry en particulier la sagesse des modernes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on encore penser aujourd’hui l’homme comme une valeur absolue ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luc Ferry nous offre une admirable présentation de l’histoire de la philosophie qui nous permet de comprendre où nous en sommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luc Ferry commence son histoire par les sagesses antiques reposant sur un cosmos ordonné et où le but de chacun est de trouver sa place dans ce cosmos en développant ses vertus naturelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce programme de sagesse est remis en cause par le christianisme qui offre à chacun un espoir immense à savoir la résurrection des corps. La sagesse antique ne peut lutter contre un tel programme et s’efface.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Christianisme va lui-même être remis en cause par le mouvement des sciences en particulier à partir du XVIIème siècle. L’objectif des philosophes est alors de maintenir les valeurs chrétiennes mais en les fondant sur la raison et non plus sur la foi. Kant est le plus grand représentant de ce mouvement. Les lumières viennent parachever ce programme en mettant l’homme au centre du système et le progrès et le bonheur comme objectifs et valeurs suprêmes. Nul besoin de Dieu pour fonder ces valeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mouvement va lui-même s’épuiser avec l’arrivée des philosophes du soupçon : Nietzche, Marx, Freud, Heidegger. Leur objectif est de faire tomber la raison de son socle et aussi toutes les valeurs issues des lumières. C’est le processus de déconstruction très bien décrit par Luc Ferry : les valeurs chrétiennes/bourgeoises sont remises en cause, l’inconscient vient obscurcir le royaume de la raison, le progrès fait place à un « process sans sujet » (l’histoire n’a pas de sens et ne va nulle part), le monde de la technique nous domine loin de l’être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme n’est plus au centre du monde, il est déterminé de toute part, par sa classe sociale (marxisme), son histoire familiale (freudisme) voir ses déterminants biologiques (neurosciences).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luc Ferry souhaite offrir une alternative à cette situation en proposant un nouvel humanisme fondé sur des valeurs comme l’amour, la place de la famille, le souci d’autrui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, j’ai du mal adhérer à cette approche en tout cas d’un point de vue théorique et c’est pourquoi je parle d’antihumanisme théorique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’homme est la valeur ultime de nos sociétés, alors comment expliquer la violence, le meurtre voir la torture d’un innocent du fait de sa religion. Comment expliquer que la politique ne soit fondée que sur les seuls rapports de force et que l’homme puisse être souvent sacrifié face à la nécessaire adaptation à la mondialisation par exemple ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que Luc Ferry, ministre a senti ce décalage entre son humanisme et la réalité de la vie politique ? Qui a gagné, les valeurs de Luc Ferry ou le rapport de forces politique, syndical (voir mon article sur les fondements de l’action politique) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne parlons même pas de la nature qui souffre en silence de la valeur absolue donnée à l’homme au risque de la destruction totale ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et aussi des sciences du cerveau qui montre un homme totalement conditionné redonnant toute sa force aux théories comportementalistes extrêmes (Pavlov, Skinner) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi, il me semble très difficile de donner aujourd’hui à l’homme la place de valeur absolue et qu’il faut là encore faire preuve de modestie face au monde réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons encore quelques exemples, si l’homme est la valeur absolue, comment accepter le meurtre du SS par le résistant, l’avortement ou encore l’euthanasie ? Voir simplement la légitime défense ? L’homme ne peut être la valeur absolue sans grandes contradictions pratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle est la solution si l’homme n’est plus la valeur suprême? Tomber dans le nihilisme qui ne croit en aucune valeur et peut faire de l’homme l’instrument de sa propre réussite (voir mon article sur les lobbyistes nihilistes) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certainement pas, et c’est pourquoi un humanisme pratique retrouve toute sa place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un humanisme pratique, l’homme comme valeur relative&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il n’y a pas de valeur absolue (voir mon article sur le lobbyiste nihiliste), il reste des valeurs relatives à chacun. Et pourquoi, ne pas faire de l’humanisation, l’une de ces valeurs. A savoir être plus humain, plus respectueux des autres, avoir en vue leur bien et leur élévation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Défendre l’homme comme valeur relative, c’est accepter que parfois d’autres valeurs puissent être plus grandes : la justice, l’amour, la nature, la vérité ou la dignité par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, c’est aussi se battre pour que l’homme reste une valeur centrale face à la mondialisation, à l’économisme, au règne de la technique et de l’argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a nulle contradiction, simplement le choix du réel tel qu’il est. L’homme, n’est ni bon, ni mauvais mais il peut faire le bien ou le mal. Il n’est pas le maître de cet univers, mais simplement une petite partie de celui-ci et pas forcement la partie la plus évoluée (un documentaire d’Arte montrait le dialogue imaginaire entre une bactérie et un homme et la bactérie démontrait qu’elle était bien plus évoluée que l’homme en termes de résistance ou d’adaptation à son milieu !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gardons nous donc de diviniser l’homme mais tentons de nous humaniser un peu plus tous les jours…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-7357103514772704790?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/7357103514772704790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/antihumanisme-theorique-humanisme.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/7357103514772704790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/7357103514772704790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/antihumanisme-theorique-humanisme.html' title='Antihumanisme théorique, humanisme pratique'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-1963946211954743410</id><published>2010-02-17T16:26:00.002+01:00</published><updated>2010-02-17T16:30:11.046+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pouvoir'/><title type='text'>Loi numéro 1 du pouvoir : ne surpassez jamais le maître</title><content type='html'>La lecture du livre « Power » de Robert Greene constitue le baba de toute personne intéressée par les jeux de l’influence et du pouvoir en particulier les lobbyistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces règles sont offertes à l’ambitieux sans scrupule mais elles sont aussi le reflet exact de la lutte pour le pouvoir où les règles de morale n’ont plus leur place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Greene cite Machiavel comme guide de son ouvrage « &lt;em&gt;celui qui veut en tout et partout se montrer homme de bien ne peut manquer de périr au milieu de tant de méchants.  Il faut donc qu’un prince qui veut se maintenir apprenne à ne pas être toujours bon, et à en user bien ou mal, selon la nécessité&lt;/em&gt; » (Le Prince).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous propose régulièrement de vous présenter une des lois de cet ouvrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par la première loi : « ne surpassez jamais le maître »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exemple fameux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert Greene cite, en exemple d’une violation de la loi, le cas de Nicolas Fouquet. Nicolas Fouquet était surintendant des finances au début du règne de Louis XIV. Afin de s’assurer les bonnes grâces du Roi et devenir son premier conseiller, il organisa une fête somptueuse dans son château de Vaux-Le-Vicomte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme Voltaire devait le dire : « &lt;em&gt;Le 17 août, à 6 heures, Fouquet était roi de France, à 2 heures du matin, il n’était plus rien&lt;/em&gt; » (Le Siècle de Louis XIV).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le Roi fut très fâché devant une telle somptuosité qui surpassait ses propres moyens. Fouquet fut donc arrêté, ses biens confisqués et il mourut pauvre et seul en prison. C’est le terne Jean-Baptiste Colbert qui devait succéder à Fouquet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les leçons à tirer&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les maîtres du pouvoir, quelque soient leur force, leur gloire et leur puissance, peuvent éprouver la fragilité de leur prestige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui souhaite parvenir au sommet du pouvoir, grâce à l’aide de plus puissants que lui, doit donc impérativement se faire plus discret qu’au naturel. S’il est plus brillant que son maître, il risque en effet involontairement de porter de l’ombre à celui-ci. S’il se croit le préféré de son maître, il peut se croire intouchable et oser surpasser son bienfaiteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sanction sera alors rapide et le maître se débarrassera de l’ambitieux à l’instar de ce qui advint à Fouquet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conseils aux ambitieux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ne jamais surpasser son maître, il faut paraître moins intelligent, jouer les naïfs, commettre de petites fautes, solliciter aide et conseil de son maître. Si vos idées sont plus créatives, attribuez-les-lui et si possible en public. Soyez moins sociable et charismatique que votre maître pour ne pas ternir son soleil et encourir sa disgrâce…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les limites du conseil&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si votre maître est une étoile moribonde, alors ne craignez plus de lui faire de l’ombre. S’il est faible, hâtez discrètement sa chute et n’hésitez pas à vous montrer plus brillant et plus compétent pour enfin occuper sa place. Il ne faut pas se montrer clément face à celui qui n’eut aucun scrupule dans son ascension vers les sommets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que la vie de cour a changé depuis Louis XIV, pas si sûr, avis aux ambitieux…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-1963946211954743410?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/1963946211954743410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/loi-numero-1-du-pouvoir-ne-surpassez.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/1963946211954743410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/1963946211954743410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/loi-numero-1-du-pouvoir-ne-surpassez.html' title='Loi numéro 1 du pouvoir : ne surpassez jamais le maître'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-1088187444154031123</id><published>2010-02-15T17:15:00.002+01:00</published><updated>2010-03-02T17:11:45.138+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Europe'/><title type='text'>La pensée politique d’Herman Van Rompuy</title><content type='html'>Notre Président de l’Union a une vraie pensée politique, c’est une chance pour les européens!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous y avons accès par sa conférence tenue aux grandes conférences catholiques le 7 décembre 2009 (&lt;a href="http://www.grandesconferences.be/fr/06.php"&gt;http://www.grandesconferences.be/fr/06.php&lt;/a&gt; ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre Président est de religion catholique mais il déploie sa pensée politique dans le cadre du personnalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyons en les grands principes afin de mieux comprendre les principes et valeurs qui guident son action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un idéaliste en politique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Herman Van Rompuy, « les gens ne se mobilisent pas sur des mesures, mais sur des valeurs, sur le sens ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique, « est la lutte pour le pouvoir mais aussi l’action de l’homme pour lui donner des opportunités de bonheur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Van Rompuy est idéaliste en politique ; il pense que le rapport de forces ne suffit pas à fonder l’action politique et que les circonstances peuvent permettre aux grandes idées d’être réalisées (voir mon article sur les fondements de l’action politique en contre point).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est à la recherche de l’équilibre entre « le réalisme politique et l’idéalisme éthique ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyons maintenant quels sont ses valeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme de valeurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le but de la politique ne se limite pas à la prospérité matérielle car "sans valeurs, pas de prospérité".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Etat ne peut pas tout car le citoyen a des droits mais aussi des devoirs. Il est responsable et c’est la première valeur de Monsieur Van Rompuy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le personnalisme est pour lui, « la combinaison de liberté et de responsabilité, de droits et de devoirs qui font la dignité de l’homme ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liberté est la deuxième valeur de Monsieur Van Rompuy au sens de libre arbitre et de capacité à vaincre son égoïsme. Elle fonde l’éthique de responsabilité et de conviction qu’il défend. Elle permet la réalisation de la personne, son aboutissement moral et spirituel. La liberté trouve ses limites si elle nuit à autrui. Elle peut être bridée par l’Etat avec les lois, impôts et sécurité sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dignité de l’homme est la troisième valeur de Monsieur Van Rompuy car l’homme est «enfant de Dieu ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solidarité est sa quatrième valeur car c’est la grande différence pour lui entre individualisme et personnalisme. Les hommes sont reliés entre eux au sens étymologique du mot religion (« religare »). Ces liens de solidarité partent de la famille puis de l’école, du travail, des associations, des Eglises… La solidarité de proximité débouche sur une solidarité universelle avec le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’amour est la valeur ultime, c’est « la plus grande force transcendante ». C’est la voie de l’homme libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le but de la politique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La but de la politique ou ordre temporel, c’est le bien être général. Ce bien est soumis au bien intemporel à savoir l’acquisition de la liberté et de la perfection morale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le politique ne peut rendre les gens heureux mais elle peut contribuer à leur bonheur, à la recherche de ce bonheur ». Il n’existe pas de perfection de la Cité car cette perfection n’est pas de ce monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique est guidée par le principe de subsidiarité : les décisions doivent être prises au niveau le plus proche des problèmes. A problème global (crise financière, climatique), réponse européenne ou internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme de spiritualité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Monsieur Van Rompuy, "au-dessus de la politique et de l’économie, plane la signification spirituelle de l’homme" (voir mon futur article sur les ordres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le but final, c’est « d’humaniser le monde par la liberté, la responsabilité et la solidarité ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel plaisir d’avoir un politique avec une pensée, bon vent Monsieur Van Rompuy !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-1088187444154031123?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/1088187444154031123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/la-pensee-politique-dherman-van-rompuy.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/1088187444154031123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/1088187444154031123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/la-pensee-politique-dherman-van-rompuy.html' title='La pensée politique d’Herman Van Rompuy'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-8328116897735326360</id><published>2010-02-11T16:30:00.006+01:00</published><updated>2010-02-11T16:50:56.729+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Europe'/><title type='text'>Que veut le citoyen européen ?</title><content type='html'>Il est question de mettre le citoyen européen au cœur des politiques européennes. Non pas le consommateur européen mais bien le citoyen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais sait-on ce que veut le citoyen européen ? Et bien oui, grâce au formidable outil qu’est l’Eurobaromètre européen (&lt;a href="http://ec.europa.eu/public_opinion/index_fr.htm"&gt;http://ec.europa.eu/public_opinion/index_fr.htm&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les européens ont été interrogés à la veille des élections européennes de 2009 sur leurs attentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Découvrons maintenant leurs réponses (Eurobaromètre du 12 janvier 2009 : &lt;a href="http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_303_brut_fr.pdf"&gt;http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_303_brut_fr.pdf&lt;/a&gt; ):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Question: parmi les élements suivants, quels sont ceux qui renforceraient le plus votre sentiment d'être un citoyen européen?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Premier résultat: 39%: un système de protection sociale européen harmonisé entre les Etats membres (santé, retraites, etc...).&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première demande des citoyens européens concerne la mise en place d’un système de protection sociale européen harmonisée entre les Etats membres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les peuples d’Europe se sentiraient encore plus citoyens européens s’ils bénéficiaient d’un système de protection sociale commun en matière de santé et de retraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Continuons notre chemin dans les priorités des citoyens et voyons les politiques européennes qu’ils réclament dans ce même sondage:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Question: quelle politique nationale souhaiteriez-vous voir harmonisée au plan européen?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Premier résultat: 64% favorable à l'harmonisation du système de protection sociale.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Sans surprise, nous retrouvons la mise en place d’un système de protection sociale harmonisée suivi d’un système d’éducation harmonisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce résultat coïncide avec le fait que la valeur solidarité est l’une des valeurs phares en Europe comme l’indique l’Eurobaromètres de 2007 ci-dessous (&lt;a href="http://ec.europa.eu/culture/pdf/doc960_fr.pdf"&gt;http://ec.europa.eu/culture/pdf/doc960_fr.pdf&lt;/a&gt; ):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Question: quelle valeur doit être preservée au plan européen?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Troisième résultat à 37% aprés la paix et le respect de la nature, l'égalité sociale et la solidarité.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous me direz que l’Union européenne n’est pas compétente en ce domaine, mais n’est-ce pas là un grand paradoxe si l’on souhaite faire l’Europe des citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A méditer par nos dirigeants…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-8328116897735326360?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/8328116897735326360/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/que-veut-le-citoyen-europeen.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/8328116897735326360'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/8328116897735326360'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/que-veut-le-citoyen-europeen.html' title='Que veut le citoyen européen ?'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-7342181023981751419</id><published>2010-02-01T18:19:00.006+01:00</published><updated>2010-02-04T17:31:50.698+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Fondements de l’action politique, fondements des actions de lobbying</title><content type='html'>Prenons l’exemple de la lutte contre le changement climatique et recherchons les fondements de l’action politique dans ce domaine. Nous trouverons ainsi les fondements des actions de lobbying.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité comme fondement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De très nombreuses études scientifiques affirment que le réchauffement climatique est une réalité. Nous sommes dans ce domaine très proche d’une vérité scientifique et seule une toute petite minorité d’experts nie cette réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est assez peu fréquent pour le politique de pouvoir se reposer sur de telles bases scientifiques pour prendre une décision. Les connaissances scientifiques sont souvent plus lacunaires, contrastées, interprétables et n’offrent pas une telle solidité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien, même dans le cas où le politique peut agir sur le fondement d’une vérité quasi-scientifique, il n’y pas d’action politique commune comme l'a démontré l'échec de Copenhague au plan mondial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce à dire ? Et bien, tout simplement que les décisions politiques ne sont pas fondées sur la vérité, serait-elle scientifique, sociologique, économique…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est rassurant d’une certaine façon car il suffirait alors de réunir les bons comités d’experts pour avoir les bonnes décisions politiques. L’expérience nous démontre tous les jours l’inexactitude d’une telle position.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les valeurs comme fondement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la vérité ne suffit pas, alors les valeurs doivent nous aider à trouver ce fondement de l’action politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons notre exemple, sauver l’espèce humaine, les territoires, sans parler des animaux, nous semble être une valeur primordiale, celle de la vie sur Terre. Difficile d’être contre une telle valeur, sauf à être purement et simplement suicidaire. Et pourtant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prendrai un autre exemple, l’abolition de l’esclavage. L’égale valeur donnée aux hommes nous semble une idée tellement évidente (déjà présente dans les évangiles). Et pourtant, il faudra attendre le dix-neuvième siècle pour voir l’esclavage aboli en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup d’autres valeurs plus relatives fondent le combat politique : solidarité, égalité, libre concurrence, mais elles ne permettent pas non plus de comprendre la réalité politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut bien en conclure à regret que ce ne sont pas les valeurs qui fondent l’action politique. L’échec de Copenhague vient encore nous le démontrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rapports de force, comme fondement ultime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi a-t-on échoué à Copenhague ? En grand partie parce que le rapport de forces mondial n’était pas favorable à la lutte globale contre le réchauffement climatique. Pourquoi l’esclavage n’a pas été aboli plus tôt en France ? Parce que le rapport de forces n’était pas non plus favorable. L’esclavage était utile jusqu’à ce que la vapeur le rende inutile et alors le rapport de forces s’est inversé et les valeurs ont pu s’exprimer à plein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, faut-il se rendre au constat un peu triste mais tellement réaliste qu’en politique, seul le rapport des forces compte pour fonder une décision. D’où l’importance de la recherche des alliances, des trahisons, des compromis (ssions) dans la sphère politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vouloir juger ou même analyser la réussite ou l'échec de ces actions sous l’angle de la vérité ou des valeurs, c’est faire preuve d’angélisme ou de naïveté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’ensuit que les actions de lobbying peuvent viser la vérité, défendre des valeurs mais qu’au final elles gagneront ou perdront sur la base des seuls rapports de forces, à un moment donné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, attention au contresens, si la victoire d’une cause politique repose sur les rapports de forces, toutes les causes n’ont pas pour autant la même valeur (je renvoie à mon article sur le lobbyiste nihiliste). L’engagement politique y retrouve toute sa valeur, mais un engagement lucide ! La résistance contre un ordre politique injuste se justifie aussi, y compris si le rapport des forces politiques conduit à son échec. C'est l'éthique de chacun qui fonde alors ce combat, un combat parfois sans espoir mais juste...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-7342181023981751419?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/7342181023981751419/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/fondements-de-laction-politique.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/7342181023981751419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/7342181023981751419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/02/fondements-de-laction-politique.html' title='Fondements de l’action politique, fondements des actions de lobbying'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-6590107772441911187</id><published>2010-01-29T12:45:00.005+01:00</published><updated>2010-02-04T17:27:30.155+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lobbying'/><title type='text'>Un sujet tarte à la crème : lobbying et démocratie</title><content type='html'>Plusieurs années de suite, j’ai participé à une table ronde sur le lobbying à l’ENA. Chaque année, un élève se dressait pour dire « mais le lobbying, c’est anti-démocratique, contraire à l’intérêt général et cela affaiblit l’Etat… ». Chaque année, je faisais la même réponse. Pour me faire gagner du temps, je vais écrire ma réponse et je renverrai les élèves à celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lobbying, un étalon du niveau de démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lobbying n’est pas contraire à la démocratie. Au contraire pour qu’il y ait lobbying, il faut être en démocratie. Pas de lobbying en Chine, en Iran ou à Cuba; des réseaux privilégiés, oui, mais pas de lobbying. Il est impossible de remettre en cause le dogme du parti ou de la religion. J’irai même plus loin, en disant que le niveau de lobbying d’un pays est un bon révélateur de son état démocratique. Regarder les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, comparez... Là, un lobbying intensif des élus du peuple qui doivent sans cesse rendre des comptes ; ici, un élitisme de bon aloi où l’on décide entre gens bien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lobbying, un instrument de la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux pensées s’opposent en quelque sorte au lobbying, celle qui pense que seule la démocratie directe fait sens et celle qui estime que rien ne doit se glisser entre les citoyens et les élus du peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Effectivement, si nous pouvions appliquer la démocratie directe sous sa forme athénienne ou cantonale suisse, nul besoin de lobbyistes, d’intermédiaires puisque le peuple pourrait directement voter ses lois. Mais, nous sommes là dans le domaine de l’utopie dans nos grands Etats centralisés ; sans parler de notre époque hyper technicienne laissant peu de place au jugement de l’honnête homme ou du citoyen moyen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, la démocratie représentative permet aux citoyens libres et éclairés d’élire des représentants aussi libres et éclairés, donc nul besoin d’intermédiaires, de surcroît défenseurs de vils intérêts particuliers. Hélas, nous sommes aussi là dans l’utopie. Je cherche encore le citoyen totalement éclairé ou l’élu ou le fonctionnaire qui maîtrise dans son ensemble la complexité du monde moderne. C’est dommage, mais c’est ainsi. Il faut donc que le réel arrive jusqu’à l’élu ou le fonctionnaire et le lobbying est ce vecteur du monde réel technique et complexe, hérissé d’intérêts particuliers, vers ceux qui décident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lobbying est légitime mais pas ses conditions d’exercice en démocratie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois avoir essayé de démontrer l’utilité du lobbying en démocratie, voire sa contribution à la démocratie. Mais, il me semble que ses conditions d’exercice ne sont pas aujourd’hui légitimes d’un point de vue démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, il me semble que la faculté pour chacun d’être le lobbyiste de sa propre cause n’est absolument pas remplie au plan des Etats ou au plan européen. Le lobbying reste trop souvent une affaire de puissants, de membres de l’oligarchie ou de l’establishment en place et ne permet pas ainsi à l’entièreté du réel de notre monde de venir jusqu’aux oreilles des élus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment remédier à cette grave carence démocratique ? La transparence ne me paraît en aucun cas une solution. C’est comme dire, vous pouvez tous être riches et pour vous y aider, je vais publier la liste de tous les riches, en toute transparence…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, ce qu’il faut, c’est une politique volontariste qui passe par la mise en place d’un système de lobbyistes commis d’office comme cela existe chez les avocats permettant ainsi à chacun d’avoir accès aux techniques et aux savoir-faire des lobbyistes, surtout à un coût abordable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui osera cette révolution démocratique ? Je pense que l’Europe pourrait servir ici aussi de modèle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-6590107772441911187?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/6590107772441911187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/01/un-sujet-tarte-la-creme-lobbying-et.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/6590107772441911187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/6590107772441911187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/01/un-sujet-tarte-la-creme-lobbying-et.html' title='Un sujet tarte à la crème : lobbying et démocratie'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-8195323318089215825</id><published>2010-01-28T11:04:00.007+01:00</published><updated>2010-02-04T17:22:40.122+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lobbying'/><title type='text'>Les lobbyistes : sceptiques, sophistes ou nihilistes ? Deuxième partie</title><content type='html'>Les lobbyistes et les valeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que la vérité est absolue (deux et deux font quatre), les valeurs sont par nature relatives. Ici, c’est la solidarité que l’on défend, là la libre entreprise. Ici, la protection des salariés, là le libre marché. Ici, la laïcité, là l’union de la religion et de l’Etat…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y alors deux grandes attitudes face aux valeurs (en dehors de celui qui croit que ses valeurs sont absolues et veut les imposer aux autres, souvent par la force) : soit penser « que tout se vaut et donc que rien ne vaut », c’est l’attitude nihiliste où aucune valeur n'est supérieure à une autre. Dieu est mort, Marx est mort, les idées sont usées à force d’avoir été tordues en tout sens, seule une grande fatigue domine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lobbyiste nihiliste et sophiste ne croit en rien, il pense que la vérité n’existe pas et qu’aucune valeur ne vaut la peine d’être défendue plus qu’une autre. A quoi bon se battre pour la justice, car c’est l’injustice qui règne. A quoi bon se battre pour la raison alors que le monde est fou. A quoi bon se battre pour la liberté puisque nous sommes tous esclaves de l’argent, du pouvoir, du sexe … Il est alors possible de tout défendre, puisque toutes les causes se valent et ne valent rien et que seuls la forme et le réseau comptent: dictature, secte, traffic illicite... Santé, durabilité, écologie, droit des consommateurs, liberté de choix peuvent être retournés, manipulés à loisir. Seul compte l’objectif : gagner !&lt;br /&gt;Ce type de lobbyiste est finalement plus rare qu’on ne le pense car le nihilisme total est lui aussi assez peu fréquent et il est rare qu’aucune valeur ne surnage (famille, liberté, sécurité, propriété…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La difficulté pour le lobbyiste non nihiliste réside plus dans la définition et la hiérarchisation de ses valeurs et donc dans les limites qu’il décide lui-même de se fixer. La relativité des valeurs vient compliquer sa tâche et augmenter son scepticisme. Il en a peut-être trop vu… Finalement, les cas extrêmes sont rares et rares les lobbyistes qui veulent défendre un tyran, une secte… Plus compliquée, la question relative à une industrie polluante, des industriels de l’armement, le tabac, l’alcool; des activitès licites par ailleurs. Qui est tout blanc, qui est tout noir ? Quel argument, quelle approche sont manipulatoires en dehors du fait de mentir purement et simplement ou de tromper sur son identité?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse est-elle finalement d’ordre personnel ou est-il possible de fonder une éthique du lobbying? A suivre...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-8195323318089215825?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/8195323318089215825/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/01/les-lobbyistes-sceptiques-sophistes-ou_28.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/8195323318089215825'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/8195323318089215825'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/01/les-lobbyistes-sceptiques-sophistes-ou_28.html' title='Les lobbyistes : sceptiques, sophistes ou nihilistes ? Deuxième partie'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-4921716195046611002</id><published>2010-01-27T11:19:00.004+01:00</published><updated>2010-02-04T17:18:48.964+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lobbying'/><title type='text'>Les lobbyistes : sceptiques, sophistes ou nihilistes ? Première partie</title><content type='html'>Je ne suis pas philosophe. Je suis lobbyiste. Cela ne m’empêche pas d’avoir une approche philosophique du lobbying.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souhaiterais approcher le lobbyiste sous l’angle de son rapport à la vérité et aux valeurs. Je ferai de nombreux emprunts au dictionnaire philosophique d’André Comte-Sponville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lobbyistes et la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’approche que l’on a de la vérité peut être multiple, elle peut être tout d’abord dogmatique. Le dogmatique croit que la vérité existe et qu’il la possède de surcroît. Il lui est dès lors difficile, voire impossible, d’en débattre ou d’en discuter. A l’évidence, un lobbyiste ne devrait pas être dogmatique puisque par définition il apporte des arguments au débat, afin d’aider les pouvoirs publics dans leur prise de décision. Le lobbyiste dogmatique, un oxymore, ne souhaiterait pas débattre avec les pouvoirs publics mais leur dire ce qu’ils doivent penser, écrire, voter… De tels lobbyistes existent tout de même et comme vous l’avez compris ce sont les plus mauvais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, passons un cran en-dessous : je peux penser que la vérité existe quelque part mais je ne suis pas certain de pouvoir l’atteindre. Nous sommes trop le jouet de nos perceptions, de nos illusions, de nos désirs, pour espérer trouver la vérité surtout dans le domaine politique. Cela n’empêche pas de la chercher encore et encore. Beaucoup de lobbyistes se rangent dans cette catégorie; ils n’ont pas fait le deuil de la vérité, y compris dans la sphère politique, et pensent que le travail du lobbyiste est justement d’aider le politique à s’approcher de cette vérité tout en étant conscient que cela est impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le lobbyiste Sisyphe qui roule la pierre de ses arguments mais sait qu’à tout moment, elle peut redescendre, voire l’écraser. C’est un sage qui ne sera pas déçu si son amendement n’est pas repris, si les medias se désintéressent de sa position, si le politique ne tient pas sa parole au dernier moment… Après tout, il aura participé à la recherche de la vérité et comme il ne la détient pas, qu’importe le résultat final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernier type plus radical : pour lui, la vérité n’existe tout simplement pas. Tout est affaire d’arguments, de contre-arguments, de présentation, de communication, de psychologie, de marketing. Aujourd’hui, je défends la santé publique, demain les fabricants de tabac. Hier, les éoliennes, demain le charbon… Comme la vérité ne peut pas être atteinte, surtout dans la sphère politique faite des seuls rapports de force, alors inutile de s’intéresser au fond du sujet : tout le monde a tort et tout le monde a raison, le vainqueur sera le plus habile, le plus richement doté, le meilleur communicant, le plus manipulateur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve là l’école des sophistes qui faisait profession de sagesse sous l’Antiquité. Ont-ils finalement tort de croire qu’il n’y a pas de vérité dans le débat public, mais seulement des arguments? Hier, l’avortement était illégal, aujourd’hui il est légalisé. Dans certains pays, c’est l’euthanasie, la possibilité d’adoption par des couples homosexuels, la consommation de certaines drogues qui le sont. Où le sophiste rejoint le sceptique, mensonge d’hier, vérité d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, s'agit-il d'une question de vérité? Si la politique se limitait à la question du vrai ou du faux, alors tout serait plus simple et les comités d'experts suffiraient. Ce qui compte en politique, c’est le combat pour les idées et les valeurs, le pouvoir, le rapport des forces. Alors, pourquoi ne pas être habile, et allier le renard et le lion? A chacun de trouver sa réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel garde-fou à l’habileté du sophiste ? La question des valeurs (demain).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-4921716195046611002?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/4921716195046611002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/01/les-lobbyistes-sceptiques-sophistes-ou.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/4921716195046611002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/4921716195046611002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/01/les-lobbyistes-sceptiques-sophistes-ou.html' title='Les lobbyistes : sceptiques, sophistes ou nihilistes ? Première partie'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2799244730669413218.post-228279586765774068</id><published>2010-01-26T12:27:00.000+01:00</published><updated>2010-01-26T20:44:01.188+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Institutions'/><title type='text'>De la nomination des commissaires: libres réflexions</title><content type='html'>Imaginons un pays où le premier ministre ne choisit pas ses ministres. Imaginons un pays où chacun de ses ministres est auditionné par un parlement et subit le feu des critiques faute de majorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tel pays n’existe pas à ma connaissance mais il existe un Président qui subit un tel processus, c’est le Président de la Commission européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Président de la Commission ne choisit pas ses commissaires qui sont désignés par les Etats membres avec une certaine concertation tout de même. Le Président n’a pas de soutien majoritaire automatique au Parlement et chaque commissaire doit être auditionné par le Parlement et subit le feu des questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un des paradoxes et non le moindre est que chaque nouveau commissaire est censé pouvoir répondre en détail sur un portefeuille que par définition il n’a pas encore pratiqué. La conséquence est simple : dès le départ, le commissaire est très dépendant de ses services administratifs qui vont préparer l’audition. Il aura alors ensuite beaucoup de mal à dévier de cette voie ultra technocratique. Les commissaires tendent alors à être à la fois les « représentants » de leurs Etats et de super administrateurs dénués de sens politique et de hauteur de vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui est le gagnant d’une telle procédure, c'est-à-dire d’un affaiblissement politique du collège et de son Président, ce sont les Etats membres qui réduisent autant que possible le pouvoir d’initiative et d’innovation de la Commission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Parlement à ce titre n’a que l’apparence du pouvoir : il se défoule avec les auditions, mais ne change rien et ne peut que refuser en bloc le collège des commissaires. Pouvoir illusoire du moment qu’il a approuvé la nomination du Président de la Commission européenne, son réel pouvoir. Les ajustements se feront alors à la marge et seront purement symboliques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment changer cet état de fait dans l’esprit du Traité de Lisbonne ? La réponse est dans le lien plus fort qui doit être fait entre l’élection des députés européens et le choix du Président de la Commission, les deux doivent être intimement liés. Cela nécessite que les partis européens existent vraiment et désignent chacun un candidat au poste de Président de la Commission au lieu de soutenir le candidat du parti adverse pour se partager les postes. Une fois le Président élu par des députés qui l’ont défendu lors de la campagne électorale, sa légitimité lui permettra de peser face aux Etats membres et de pouvoir choisir une équipe à sa mesure. Ses marges d’actions seront alors réelles et la politique reprendra sa place face à la technocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre donc dans cinq ans…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2799244730669413218-228279586765774068?l=stephanedesselas.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/feeds/228279586765774068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/01/de-la-nomination-des-commissaires.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/228279586765774068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2799244730669413218/posts/default/228279586765774068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://stephanedesselas.blogspot.com/2010/01/de-la-nomination-des-commissaires.html' title='De la nomination des commissaires: libres réflexions'/><author><name>Stéphane Desselas</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00208113660662344157</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
