Notre Président de l’Union a une vraie pensée politique, c’est une chance pour les européens!
Nous y avons accès par sa conférence tenue aux grandes conférences catholiques le 7 décembre 2009 (http://www.grandesconferences.be/fr/06.php ).
Notre Président est de religion catholique mais il déploie sa pensée politique dans le cadre du personnalisme.
Voyons en les grands principes afin de mieux comprendre les principes et valeurs qui guident son action.
Un idéaliste en politique
Pour Herman Van Rompuy, « les gens ne se mobilisent pas sur des mesures, mais sur des valeurs, sur le sens ».
La politique, « est la lutte pour le pouvoir mais aussi l’action de l’homme pour lui donner des opportunités de bonheur ».
Monsieur Van Rompuy est idéaliste en politique ; il pense que le rapport de forces ne suffit pas à fonder l’action politique et que les circonstances peuvent permettre aux grandes idées d’être réalisées (voir mon article sur les fondements de l’action politique en contre point).
Il est à la recherche de l’équilibre entre « le réalisme politique et l’idéalisme éthique ».
Voyons maintenant quels sont ses valeurs.
Un homme de valeurs
Le but de la politique ne se limite pas à la prospérité matérielle car "sans valeurs, pas de prospérité".
L’Etat ne peut pas tout car le citoyen a des droits mais aussi des devoirs. Il est responsable et c’est la première valeur de Monsieur Van Rompuy.
Le personnalisme est pour lui, « la combinaison de liberté et de responsabilité, de droits et de devoirs qui font la dignité de l’homme ».
La liberté est la deuxième valeur de Monsieur Van Rompuy au sens de libre arbitre et de capacité à vaincre son égoïsme. Elle fonde l’éthique de responsabilité et de conviction qu’il défend. Elle permet la réalisation de la personne, son aboutissement moral et spirituel. La liberté trouve ses limites si elle nuit à autrui. Elle peut être bridée par l’Etat avec les lois, impôts et sécurité sociale.
La dignité de l’homme est la troisième valeur de Monsieur Van Rompuy car l’homme est «enfant de Dieu ».
La solidarité est sa quatrième valeur car c’est la grande différence pour lui entre individualisme et personnalisme. Les hommes sont reliés entre eux au sens étymologique du mot religion (« religare »). Ces liens de solidarité partent de la famille puis de l’école, du travail, des associations, des Eglises… La solidarité de proximité débouche sur une solidarité universelle avec le monde.
L’amour est la valeur ultime, c’est « la plus grande force transcendante ». C’est la voie de l’homme libre.
Le but de la politique
La but de la politique ou ordre temporel, c’est le bien être général. Ce bien est soumis au bien intemporel à savoir l’acquisition de la liberté et de la perfection morale.
« Le politique ne peut rendre les gens heureux mais elle peut contribuer à leur bonheur, à la recherche de ce bonheur ». Il n’existe pas de perfection de la Cité car cette perfection n’est pas de ce monde.
La politique est guidée par le principe de subsidiarité : les décisions doivent être prises au niveau le plus proche des problèmes. A problème global (crise financière, climatique), réponse européenne ou internationale.
Un homme de spiritualité
Pour Monsieur Van Rompuy, "au-dessus de la politique et de l’économie, plane la signification spirituelle de l’homme" (voir mon futur article sur les ordres).
Le but final, c’est « d’humaniser le monde par la liberté, la responsabilité et la solidarité ».
Quel plaisir d’avoir un politique avec une pensée, bon vent Monsieur Van Rompuy !
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Merci pour cette petite exploration du profile de notre chère Président de l'UE. Une petite question : ce profil à la fois idéaliste, croyant et proactif est-il bien compatible avec celui de notre chère Président de la Commission européenne ?
RépondreSupprimerBonne question. Je dois encore faire plus de recherches sur la pensée politique de José-Manuel Barroso pour vous répondre...
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